Les cotations donnent des informations essentielles à connaître avant de se lancer. Les systèmes sont parfois complexes mais avec quelques explications, les 7b+ ou encore les 6a n’auront plus de secrets pour vous !
L'escalade libre est une discipline de l'escalade qui consiste à grimper une paroi ou une falaise en utilisant uniquement ses propres capacités physiques, sans l’aide d’aucun équipement artificiel pour faciliter la progression. Cela signifie que le grimpeur utilise principalement ses mains et ses pieds pour se hisser vers le sommet.
Une cotation en escalade est un système de notation utilisé pour évaluer la difficulté d'une voie d'escalade. Elle permet aux grimpeurs de comprendre à quel niveau de difficulté ils se confrontent avant de commencer une ascension. Les cotations sont généralement spécifiques à chaque pays ou région, mais elles partagent certaines similitudes dans leur structure.
Le système de cotation le plus couramment utilisé est le système de cotation français. Il utilise des lettres et des chiffres pour décrire la difficulté d’une voie. La cotation française commence par un chiffre, suivi d’une lettre. Concentrons-nous sur les échelles utilisées en France.
| France | État-Unis | Grande-Bretagne | |
|---|---|---|---|
| 1 | Sentier à plat | ||
| 2 | Sentier escarpé | ||
| 3 | 5.3 | Début d’usage des mains, voies enfants | |
| 4a | 5.5 | Initiation | |
| 4b | |||
| 4c | 5.6 | 4b | |
| 5a | 5.7 | 4c | Perfectionnement |
| 5b | 5.8 | 5a | |
| 5c | 5.9 | ||
| 6a | 5.10a | 5b | Escalade technique, adhérences, petites prises |
| 6b | 5c | ||
| 6c | 5.11b | Premiers devers et surplombs | |
| 7a | 5.11d | 6a | Escalade physique, parfois en dévers |
| 7b | Début en compétition | ||
| 7c | |||
| 8a | 5.13b | 7a | Haut niveau |
| 8b | |||
| 8c | 5.14b | 7b | |
| 9a | Escalade extrême, top niveau mondiale | ||
| 9a+ | 5.15a | 7c | |
| 9b | 5.15b | ||
| 9b+ | 5.15c | Le plus dur réalisé |
L’échelle de cotation en escalade va du degré 2 au 9. Symboliquement, on peut imaginer que le degré 0 représente un sol parfaitement plat où il est très facile de se déplacer, et le degré 10 représente un plafond parfaitement lisse où il est impossible de progresser, à moins d’avoir des capacités spéciales comme Spider-Man.
À partir du 4e degré, des sous-cotations sont ajoutées, telles que a, b ou c, pour affiner la difficulté. Parfois, on utilise également des "+" pour indiquer un niveau soutenu sans justifier une cotation supérieure. Par exemple, un 6a+ sera plus difficile qu’un 6a.
Un grimpeur débutant commence souvent par des voies cotées 4, puis progresse rapidement vers des voies cotées 5a avec un peu de pratique régulière. Les grimpeurs plus réguliers peuvent maîtriser des parois cotées 5c, 6a, 6b, voire 6c.
À partir du niveau 7, les grimpeurs sont considérés comme confirmés. Le niveau le plus élevé atteint à ce jour est 9b+, réalisé par seulement deux grimpeurs exceptionnels : le jeune tchèque Adam Ondra et la légende américaine Chris Sharma. Maintenant, la communauté de l’escalade est en quête de nouvelles voies cotées 9c.
En escalade sportive, une ascension est validée lorsque le grimpeur ne s’est pas reposé sur la corde. On dit qu’il a « enchaîné » la voie. Il y a différentes manières d’enchaîner une voie :
Le bloc est une discipline de l'escalade qui se caractérise par une concentration de difficulté sur une courte distance. La voie à grimper est généralement lue et analysée depuis le sol, car l'objectif est de maximiser l'effort physique et les enchaînements sur quelques mètres. Il est important de bien s'échauffer avant de commencer pour éviter la fatigue prématurée des avant-bras, ce qui est souvent appelé le phénomène des « bouteilles » où vos avant-bras ne répondent plus efficacement.
En escalade de bloc, on utilise la même échelle de cotation que pour l'escalade sportive en falaise, mais avec des difficultés plus élevées. Par exemple, un niveau 6a en bloc correspond environ à un niveau 7a en falaise. Cependant, certains sites de bloc ont leur propre système de cotation. Par exemple, à Fontainebleau, un site très connu, on utilise des codes couleurs pour indiquer la difficulté des blocs, tels que le blanc, le jaune, l'orange, le bleu, le rouge et le noir.